« L’absence » de Sarah Thiriet : Une création qui peint les tourments de la migration 

L’incertitude et l’espoir, le danger et le courage…, la création de Sarah Thiriet dénommée « L’absence » est un rouleau de dualités. En résidence dans les murs de l’espace culturel « Le Centre » au Bénin, l’artiste plasticienne française s’inspire des éléments caractéristiques de la culture et de l’environnement béninois pour aborder la question de la migration.

Dans le dédale de la nature et de ses courbes, il  affiche un courage inspirant. Mais en dépit de toute l’énergie qu’il déploie, le résultat reste incertain. Puis dans le tourment des vagues de la mer, il est entre espoir et désespoir, hésitation et assurance, foi et incertitude ; tel un homme qui va en aventure sans en connaître l’issue ! Tel un candidat à l’émigration qui est conscient de l’incertitude de l’aventure ! Dans le déroulé des images de la création visuelle de Sarah Thiriet intitulée « L’absence », la dualité est présente à plusieurs niveaux. Après une visualisation assidue, l’on saisit bien pourquoi la dénomination de la pièce symbolise cette même dualité : « L’absence » mais traduit en fon par : « Nukun nido mè »  qui signifie : « confiance ». Lors d’un atelier d’échanges dans le cadre du programme Work in progress à l’espace Le Centre, la conceptrice partage son expérience. « J’ai voulu réaliser un travail de vidéaste parce que cela me permettait de sortir un maximum et d’aller à la rencontre du pays. L’imaginaire béninois me nourrit pour tout y compris pour ma pratique de volume, de dessins… Mais là l’enjeu, c’était vraiment de saisir l’essentiel. J’étais venue au départ au Bénin avec l’ambition de me nourrir au niveau d’une culture animiste depuis la nuit des temps. Mais suite à la visualisation d’un spectacle de théâtre qui s’appelle « Zone franche » et que j’ai beaucoup apprécié, j’ai compris que la question migratoire était très importante au Bénin. Pourquoi on part et pourquoi on reste ? Du coup, j’ai voulu réunir toutes ces idées dans un travail de vidéaste. Et comme la question migratoire est un phénomène qui prend assez vite une allure dramatique, je propose dans ma création une forme de rituel païen, selon ma conception et avec l’apport d’acteurs béninois qui sont plus ou moins moulés dans la pratique ». Pour l’artiste, il s’agit d’une création picturale faite d’images évocatrices. « Ce n’est pas une histoire, c’est un tableau. Nous avons construit un tableau ».

Immersion dans l’environnement béninois !

Résidant elle-même au Sud de la France, notamment à Sète au bord de la mer, Sarah Thiriet se retrouve sur les bords de l’Océan Atlantique à Cotonou, comme chez elle. C’est tout à fait normal que ce cadre familier l’inspire et occupe une fonction importante dans sa création. « La mer, dans mon travail, c’est le côté animiste que j’ai nourri. La mer est l’élément de la nature que je relie à l’homme et c’est peut-être par prédisposition naturelle. En général dans mon travail, il est question d’équilibre, de déséquilibre… La mer renvoie à une idée de dangerosité, de fragilité mais aussi de beauté et de transparence. C’est une fenêtre sur le reste du monde ! Et c’est pour cela que je l’incarne souvent par des objets en verre ; parce que le verre, c’est fragile, c’est dangereux et c’est beau », explique l’artiste. Elle se dit heureuse de l’accueil, en l’occurrence de la bonne collaboration avec les pécheurs d’Adounko, et Avlékété lors du tournage. Et c’est avec plaisir qu’elle réalise la présence d’un pêcheur à l’atelier d’exposition de la création. « J’ai été très flattée de voir un des pécheurs, visualiser cette création en entièreté. C’était sur son site que nous avons travaillé. Il a très tôt compris qu’il était question d’aller à la rencontre de leur réalité et non de piétiner les habitudes.  Il a compris qu’on était respectueux de la difficulté de la pêche, de l’effort physique remarquable ! Il est arrivé alors que ce n’est pas forcément son habitude d’aller à des expositions », s’est réjouie l’artiste plasticienne Sarah Thiriet.

Publié dans le quotidien de service public La Nation

Hip-hop : Les lauréats des Dalah’sh awards 2022 distingués  

Le grand show de la septième édition du festival Dalah’sh Hip-hop a eu lieu dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 août. Une soirée concert grand public lors de laquelle les lauréats des trophées Dalah’sh Hip-hop awards ont été distingués, en présence des stars du rap des années 90 à ce jour.

Foo Logozo recevant le trophée de l’artiste performeur rappeur dans la catégorie Hall of Fame Dalah’sh hip-hop 2022

Vano Baby : meilleur artiste de l’année Dalah’sh Hip-hop awards 2022. C’est sans surprise que les mélomanes ont accueilli cette nomination. Le même artiste, le chef du gang comme on le surnomme, a reçu le trophée du meilleur single Afro-pop et Afro-urbain avec son titre « Diyo ».

La grande soirée de remise des distinctions Dalah’sh Hip-hop awards 2022 était davantage un concert grand public qui a permis de revoir des noms mémorables du rap béninois : Amir el Presidente, B-syd, Nasty Nesta, JayKilla… La jeune génération était fièrement représentée avec de jeunes artistes parmi lesquels Bobo wè dont la prestation a mis le public en extase. C’est d’ailleurs lui, Bobo wè, qui a reçu les trophées de la meilleure performance live et de l’artiste tradi-pop et tradi-urbain de l’année. Rappeur des années 90 avec le groupe Diamant noir, Amir El Presidente arrache le trophée du meilleur son hip hop avec son titre « Rien ne va se passer ». Le titre « Bello oh » de Nikanor feat K-Roll a été nominé meilleur clip vidéo et « Le fils du pays » est reconnu Meilleur album 2022. Le trophée du meilleur Up-coming a été décerné à Fat B et le trophée du meilleur beatmaker à Gephrau on the track. Entre autres, le trophée de la meilleure collaboration a été attribué à Ays et Shado Chris et le prix du meilleur soutien au festival est revenu à Dj Seven.

Dans la catégorie Dalah’sh Hall of Fame 2022, c’est le groupe Ardiess qui a reçu le prix du Pionnier du Hip-hop. Mais le trophée de l’artiste rappeur performeur a été décerné à Foo Logozo, membre du groupe Ardiess qui épate par son flot en langue fon. « L’émotion est grande. Je suis honoré. Sans Ardiess je ne suis rien. Ce groupe a fait de moi ce que je suis… », va affirmer Foo Logozo. La septième édition du festival Dahomey Land Hip-Hop est ainsi achevée. Au menu de cette édition, des rencontres d’échanges et des formations avec des intervenants expérimentés qui ont partagé leur savoir-faire avec les festivaliers. L’événement a été ponctué par la grande soirée concert et de distinction des acteurs de la musique. Et pour clore le festival, il y a eu une  journée d’animation « Meet & Chill hip-hop » qui s’est déroulée le samedi 20 août. « L’édition 2022 a été un succès. Elle a permis de mettre en lumière des artistes qui sont peu connus et de revoir certaines stars du rap au Bénin », s’est réjoui Fabrice Cossi, régisseur général du festival.

Il y a eu un beau monde à la grande soirée concert et remise de distinctions Dalah’sh 2022

Exposition de la collection « Mes origines » : De la peinture et des dessins pour un retour aux sources

Des œuvres photographiques et artistiques qui font appel aux origines ; des dessins et peintures qui dépeignent l’importance des valeurs culturelles et cultuelles, des us et coutumes… L’exposition itinérante de la collection « Mes origines » a entamé sa dernière étape samedi 13 août dernier au centre Enakpami.

La collection « Mes origines » exposée au centre Enakpami en appel à la valorisation des us et coutumes

Pendant cinq jours, le centre Enakpami sis à Abomey-Calavi arbore des œuvres d’arts, des créations accessibles aux populations de jour comme de nuit. C’est au titre de l’exposition collective « Mes origines » qui est la dernière étape d’une itinérance à travers cinq villes que sont Natitingou, Abomey, Porto-Novo, Cotonou et Abomey-Calavi.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre des activités du projet d’accès gratuit à la culture pour tous au Bénin financé par le Programme Acp-Ue Culture (Afrique de l’Ouest) – Awa et ses partenaires. Le Programme Acp-Ue Culture (Afrique de l’Ouest) – AWA est porté par un consortium formé de l’Institut français (Paris – France), chef de file, et de son partenaire co-demandeur le Centre Culturel Kôrè (Ségou – Mali). Au lancement de cette initiative, quinze participants ont été sélectionnés par appel à candidatures et sur présentation de leur travail. Ils ont ensuite suivi un atelier de formation sur les technologies de l’information et de la communication, la photographie d’art,  la vidéo d’art, le graphisme, le montage vidéo pour renforcer leurs capacités. Une sortie d’inspiration et d’immersion artistique et culturelle sur Porto-Novo leur a permis de visiter les musées ou sites touristiques du Bénin. Les participants ont alors été mis en résidence de création avec des travaux pratiques, laboratoires de recherche, projets collectifs et individuels…, qui ont conduit aux œuvres photographiques objets de la présente exposition collective. « La présente exposition est donc une restitution de toutes ces expériences pratiques sous forme d’exposition itinérante dans 05 villes dont nous sommes à la dernière étape. Cette restitution a pour but de présenter les nouvelles créations de ces jeunes au public et de montrer la qualité actuelle de leur travail suite à ces nouvelles connaissances indispensables à un relèvement de leur niveau. La population a pu découvrir à chaque vernissage, une variété d’œuvre de qualité réalisée dans de nouveaux styles de travail », fait savoir Ghislain Fandohan, directeur du projet Enakpami.                                                                                                                              A ces œuvres, se sont ajoutées des réalisations des enfants et élèves de la communauté d’Akassato en initiation artistique au Centre Enakpami. Ces enfants et élèves ont travaillé sur leurs noms de famille dont ils ont cherché les significations puis leurs panégyriques claniques. Ils ont traduit tout cela en dessins et peintures d’où le thème de l’exposition « Mes Origines », en appel à un retour aux valeurs culturelles, cultuelles, aux us et coutumes. « C’est donc une contribution picturale à la promotion puis la valorisation de notre identité culturelle, gage de notre développement sur tous les plans », a expliqué Ghislain Fandohan, directeur du centre Enakpami.

12e Journée du patrimoine culturel immatériel : Quelle place dans le développement du Bénin ?

 « Le patrimoine culturel immatériel au cœur du développement culturel et touristique du Bénin : Quelle place et quel impact ? », c’est le thème retenu autour duquel a été célébrée la douzième Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel dimanche 14 août dernier. Les manifestations officielles ont eu lieu à la maire de la commune de Bopa.

Le patrimoine culturel immatériel est un trésor inépuisable, un puissant levier de développement. La douzième Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel célébrée le dimanche 14 août dernier a mis en exergue la place et l’impact du patrimoine  culturel immatériel dans le développement culturel et touristique du Bénin. Une thématique développée lors des manifestations officielles par Osséni Soubérou, ingénieur culturel et sociologue, en fonction à l’Agence nationale pour la promotion des patrimoines et le développement du tourisme (Anpt).

Pour le conférencier, le patrimoine culturel immatériel tient une place centrale, une place incontournable dans le développement. Et le gouvernement actuel l’a compris et investit fortement dans le tourisme et la culture. « Il n’y a pas de développement sans homme or il n’y a pas d’homme sans culture. C’est dire que le développement intègre forcément la culture… Le patrimoine culturel immatériel est ce qui fait notre originalité. C’est une ressource difficilement exportable. On peut construire des routes un peu partout ; on peut copier le modèle de tel pays ou tel mais on ne peut pas exporter intégralement ce savoir-faire propre au Bénin », a soutenu Soubérou Osséni. Fondateur de l’Association Mémoire d’Afrique, le père Israël Mensah relève que le développement de l’Afrique en général et du Bénin en particulier ne peut se réaliser intégralement que dans la prise de conscience de son identité. « Il faut mieux se connaître pour aller à la rencontre de l’autre sans complexe », a-t-il ajouté. C’est un avis que partage le maire de la commune de Bopa. Lançant la douzième Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel, il affirme que le développement ne saurait se passer de la culture de façon générale et spécifiquement du patrimoine culturel immatériel. « Le regain d’intérêt pour le patrimoine constitue une évolution majeure. Au-delà des monuments et musées, le patrimoine immatériel est vivant et omniprésent dans notre société… Il se manifeste dans nos façons de jouer, de danser, dans le savoir-faire des artisans… », a renchéri Abel Djossou, maire de la commune de Bopa. Il a salué l’association Mémoires d’Afrique Bénin pour le combat inlassable qu’elle mène dans le sens de la valorisation du patrimoine culturel immatériel du Bénin. Un combat dont les impacts sur le tourisme et le développement sont indéniables. « L’âme du tourisme et de la culture réside dans le patrimoine culturel immatériel… La culture et le tourisme disposent du patrimoine comme moyen d’exportation et comme ressource. Le patrimoine est l’équivalent culturel de la biodiversité, un levier de tourisme car le touriste ne se contente plus de visiter mais aussi de comprendre l’histoire et l’art derrière ce qu’il visite », va déclarer le maire de la commune de Bopa. Il s’engage à continuer à accompagner Mémoires d’Afrique Bénin et promet faire le plaidoyer auprès des autres maires.

Nuit des contes

Dans la soirée du dimanche 14 août, Mémoires d’Afrique Bénin a convié les populations à vivre la seizième édition de la Nuit des contes dans onze localités réparties sur l’ensemble du territoire. Au cours de cette nuit, des conteurs professionnels et amateurs ont récité des contes en créant un environnement proche de la réalité, devant un auditoire diversifié. Les populations ont été invitées à participer à cette grande fête culturelle non seulement en spectateurs mais aussi en conteurs.

1ère Session criminelle de 2022 au Tpi de Cotonou : De lourdes peines, des renvois et des relaxes

Le Tribunal de première instance de Cotonou a connu vendredi 12 août dernier du dernier dossier au rôle de sa première session criminelle au titre de l’année 2022. Des dossiers ont été vidés, d’autres ont été renvoyés. Certains prévenus ont été condamnés à de lourdes peines ; d’aucuns à des peines moins sévères ; mais d’autres ont été acquittés ou relaxés au bénéfice du doute après avoir passé un temps considérable en détention.

Ouverte avec un dossier de parricide et de tentative d’assassinat pour lequel le prévenu Eric Avognon en détention depuis le 2 juin 2005 semble avoir disparu de la maison d’arrêt, la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou au titre de l’année 2022 a pris fin vendredi dernier.

Cinquante et un dossiers étaient inscrits au rôle de cette session criminelle. Les inculpations portent sur les faits de parricide, d’infanticide, d’assassinat, de meurtre et homicide involontaire, d’empoisonnement et de trafic d’ossement humains, de viol, d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de faux en écriture publique, d’avortement suivi de mort et exercice illégal en médecine, de coups mortels, de vols qualifiés, de recel, de violences sexuelles, coups et blessures volontaires, de pratique de sorcellerie, magie ou charlatanisme, d’abus de confiance aggravé, de non dénonciation de crime, d’exposition d’enfant en un lieu solitaire… Face au tribunal siégeant en matière criminelle, les prévenus ont répondu des faits à leur charge et sont désormais situés sur leurs sorts. Certains dossiers ont tout de même été renvoyés devant une autre juridiction notamment la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme pour les crimes économiques et les infractions commises à raison du genre. C’est le cas des agents d’une société de convoyage de fonds qui sont accusés d’avoir braqué le véhicule de convoi emportant la bagatelle somme de 1 milliard 274 millions cinq cents mille (1.274.500.000) francs Cfa. D’autres dossiers n’ont pas pu aller au bout de la procédure du fait de défaillances ou vices liés au fonctionnement, à la présentation des prévenus ou aux pièces jointes aux dossiers. Mais la plupart des dossiers ont été vidés en premier ressort. Parmi les dossiers vidés, quelques-uns retiennent particulièrement l’attention.

Comment ne pas évoquer à ce titre, le dossier de parricide impliquant le nommé Adélin Gandji, âgé de 25 ans au moment des faits, qui a froidement abattu son géniteur septuagénaire parce que celui-ci aurait refusé de lui rendre son économie de cinquante mille (50.000) francs Cfa.  C’est avec aisance que l’accusé narre les faits. A l’en croire, son géniteur a refusé de lui rendre les sous parce qu’il craignait que son garçon (l’accusé) déjà toxicomane, n’aille dilapider l’argent dans les ghettos. Adélin dit n’avoir le moindre regret et trouve que cette situation aurait pu être évité si son père lui avait simplement rendu les sous. Le ministère public a requis la perpétuité mais la défense a exhorté le tribunal à considérer le rapport psychologique qui révèle que l’accusé souffrait d’hallucination  et d’instabilité émotionnelle au moment des faits. Le tribunal a alors condamné Adélin Gandji à trente ans de réclusion criminelle et a ordonné son internement au centre psychiatrique Jacquot. C’est sans occulter la curieuse bagarre entre rivaux d’une petite élève de 14 ans qui a débouché sur la mort d’un des prétendants Apollinaire Chidi. Le prétendant auteur du crime a pris 12 ans. L’auditoire a également été attentif au dossier de l’infirmier militaire de 73 ans Basile Toumatou, condamné à dix ans de réclusion criminelle pour les faits d’avortement suivi de mort et d’exercice illégal en médecine. Mais c’est l’accusé Yves Adda qui aura reçu la plus grande peine. Il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour coups mortels. Heureux sort par contre pour les sieurs Ganiou Obatoussi et Sébastien Soyidode qui, après cinq ans de détention, ont été acquittés pour les faits de vol qualifiés mis à leur charge suite à la plainte de leur employeur qui aurait organisé une grosse machination et se serait servir de la justice pour un règlement de comptes. L’employeur n’a pas daigné se présenter à l’audience. Il en est de même pour Armel Zibo qui a été relaxé au bénéfice du doute après huit ans de détention pour des faits de pratique de charlatanisme dont la mystérieuse plaignante est une conquête infidèle que le prévenu avait rencontré dans un bar et qui s’oppose à la rupture du couple informel.

Des irrégularités !

Avec le concours de tous les acteurs judiciaires notamment les magistrats du siège, le parquet, le barreau, les greffiers et officiers de police judiciaire, la présente session criminelle s’est plutôt bien déroulée. Toutefois quelques dysfonctionnements ont été relevés et ont conduit à des renvois. Sur certains dossiers, le tribunal de première instance de Cotonou siégeant en matière criminelle a constaté l’absence des accusés. Il ressort que certains prévenus mis en liberté provisoire ont changé de domicile sans en informer les autorités ; d’autres, quoiqu’ayant reçu la convocation, ne se sont pas présentés. Pour ces cas de défection, le tribunal, conformément à la loi, a prononcé des sentences par contumace ou renvoyé les dossiers. Le cas le plus surprenant est celui de l’accusé qui n’a ni été libéré, ni déclaré comme un évadé mais qui est porté disparu ! Le ministère public s’est engagé à retrouver le mystérieux disparu. D’autres constats préjudiciables aux justiciables ont été relevés par les avocats notamment des irrégularités dans l’enquête préliminaire, l’inexistence de rapports psychologiques dans certains dossiers ou la qualité même desdits rapports. Toutes choses sur lesquels les avocats n’ont pas manqué d’appeler l’attention du parquet.

Photo: D.R.

16e édition de la Nuit des contes : Le peuple béninois au rendez-vous de sa culture

Ce dimanche 14 août  se tient la seizième édition de la Nuit des contes et la douzième édition de la Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel. En conférence de presse ce mercredi 10 août, les responsables de l’association Mémoires d’Afrique Bénin ont dévoilé le programme des manifestations et convié tous les Béninois à vivre ces rendez-vous culturels comme un retour à la source, une immersion profonde dans le véritable « Chez nous ».

Mémoires d’Afrique Bénin invite les Béninois à s’asseoir autour de leur richesse culturelle, gage du développement intégral

« Vivez dans la soirée de ce dimanche 14 août, la seizième édition de la Nuit des contes dans onze localités réparties sur l’ensemble du territoire ! Ne manquez pas ce rendez-vous avec notre culture ! ». L’appel est lancé par l’association Mémoires d’Afrique Bénin et les hommes des médias sont invités à porter cette nouvelle dans tous les recoins et sur tous les canaux.

La ‘‘Nuit des Contes’’ se déroule en effet le 14 Août de chaque année, depuis bientôt 25 ans, impliquant plusieurs communes du Bénin, du nord au sud et de l’est à l’ouest. « Au cours de cette magnifique nuit, les conteurs miment le récit des contes en veillant à créer un environnement proche de la réalité. Les contes et légendes sont racontés par les populations elles-mêmes : amateurs ou professionnels. L’auditoire est diversifié », explique Salinas Hinkati, secrétaire général de Mémoires d’Afrique Bénin. L’édition 2022 va se tenir simultanément dans 11 localités notamment à la Place Toïgbèhonto à Godomey-Xwlacomey ; à l’espace Le Centre à Lobozounkpa ; devant le marché central de Zè ; à Tori-Gbovié dans Tori-Bossito ; au bord du lac Ahémé à Akpokponawa à Possotomè ; dans la cour de la radio Olokiki à Pobè ; devant l’église catholique de Za-Kpakpamè à Za-Kpota ; sur l’esplanade de la place Egakokou à Dassa-Zoumè ; à Cetg Afriq’Elite à Parakou ; dans la cour de la radio rurale locale à Ouaké et au petit marché de Boulanga à Malanville. A en croire Raoul Atchaka, chargé du programme ‘‘Nuit des Contes’’, cette activité est devenue au fil des ans, un grand moment d’effervescence autour des contes. Il salue à l’occasion les ambassadeurs locaux de Mémoires d’Afrique-Bénin, tous ces points focaux mordus à la tâche, autour de qui et avec qui sont organisés la ‘‘Nuit des contes’’.

En outre, dans la même journée du 14 août, sera célébrée la douzième édition de la Journée du Patrimoine culturel immatériel autour du thème « Le Patrimoine culturel immatériel au cœur du développement culturel et touristique du Bénin : Quelle place et quel impact ? ». Pour rappel, c’est sur l’initiative de l’Association Mémoires d’Afrique, que cette journée a été adoptée en Conseil des ministres en sa séance du 14 juillet 2010. « L’organisation de cette journée vise à replonger le peuple béninois dans ses traditions culturelles et identitaires. Le patrimoine culturel immatériel inclut les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales et les évènements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature, l’univers et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel », souligne Salinas Hinkati. Le lancement officiel de la douzième édition se tiendra à la Mairie de Bopa avec à la clé, une communication qui sera animée sur le thème de l’édition par Osséni Soubérou, ingénieur culturel et sociologue, en fonction à l’Agence nationale pour la promotion des patrimoines et le développement du tourisme (Anpt).

Créée en 1998, Mémoires d’Afrique a pour objectif de promouvoir les arts et la culture béninoise. « De façon spécifique, l’association se donne pour mission de collecter, conserver et transmettre, par tous canaux, les contes, légendes, chants africains et toutes autres sources d’information constituant le patrimoine culturel béninois ; de soutenir les efforts nationaux dans ce sens ; de contribuer au renforcement des programmes d’éducation par l’intégration progressive dans l’enseignement des valeurs morales endogènes du Bénin et la réalisation de projets innovants ; de former les acteurs culturels notamment les conteurs et les griots », précise le père Israël Mensah, fondateur et président de Mémoire d’Afrique Bénin.

Le Bénin se révèle par sa culture !

« Les grandes nations se sont développées en s’appuyant sur leurs civilisations, sur leur culture. Ils en sont fiers ! De même, nous ne pouvons pas nous développer en mettant de côté notre culture. C’est ce qui nous identifie, c’est ce que nous avons de particulier. C’est ce qu’aucune nation ne peut nous arracher et c’est ce qui nous amènera vers un développement intégral. Quand Mémoires d’Afrique revisite le patrimoine immatériel, c’est pour nous permettre de nous enraciner d’une part, et d’autre part de mieux rencontrer l’autre, sans complexe d’infériorité », a relevé le père Israël Mensah, fondateur et président de Mémoires d’Afrique Bénin. Il salue d’ailleurs la grande dynamique autour de la culture depuis le sommet de l’Etat et félicite les autorités pour le travail de restauration qui se fait. Selon lui, le Bénin se révèle mieux par sa culture. « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère et les gouvernants ont compris que notre culture est notre meilleur levier de développement. Je suis allé à l’exposition des œuvres d’art à la présidence et j’ai pu constater toute l’attention et le soin autour de notre richesse culturelle, de nos trésors royaux. Je pense que cette dynamique doit se poursuivre et s’étendre au patrimoine culturel immatériel dans lequel Mémoires d’Afrique s’investit sans désemparer depuis bientôt vingt ans. Je suis heureux parce qu’aujourd’hui les gouvernants peuvent davantage comprendre le sens de notre combat et le porter avec nous », a déclaré le fondateur et président de Mémoires d’Afrique Bénin. Il a par ailleurs exprimé sa reconnaissance à toutes les institutions nationales qui, à un certain moment, ont pu accompagner d’une manière ou d’une autre l’initiative. « Mémoires d’Afrique a fait du chemin, contribuant sans relâche à la collecte et à la transmission de notre patrimoine culturel immatériel. Nous avons déjà publié trois ouvrages que sont : ‘‘Contes et légendes du Benin’’ qui arbore vingt-quatre contes aux notes ; ‘‘La femme panthère’’ qui rassemble treize contes drôles, habités de personnages extraordinaires ; ‘‘Contes croisés’’ qui fait dialoguer contes grecs, contes français et contes traditionnels du Bénin.  Et bientôt, nous offrirons au peuple un quatrième ouvrage qui fait le bilan des vingt premières années de l’association », annonce le père Israël Mensah. Partageant les perspectives, il ajoute que l’association entend lancer d’autres programmes dont les clubs scolaires Mémoires d’Afrique Bénin.

Danse : Incursion dans le mystère de la pièce Koko

Un tam-tam qui cache un mystère ! Koko ne résonne pas de façon anodine. Pour s’en approcher, il faut être initié. Et gare à ne pas s’attarder là-dessus, au risque de devenir infertile. C’est ce tam-tam singulier qui a inspiré la création Koko du percussionniste Romain Folly ; l’une des pièces jouées ce samedi 30 juillet lors d’un spectacle de danse et de restitution à l’espace culturel Le Centre.

Romain Folly sur scène, rendant sa pièce Koko dans une atmosphère morose

Dans le clair-obscur, le corps et la gestuelle rythmique de Romain Folly épouse la scabreuse réalité derrière le tam-tam Koko. Puisant ses origines au Ghana et au Togo, Koko est un tam-tam sacré, réservé aux initiés. Le rythme entraîne mais il dégage de si fortes énergies que son utilisation sur la durée n’est pas sans conséquence. En effet, le Koko est un rythme sacré entouré de mystères. « Quand vous jouez du koko sur une certaine période. Vous ne pouvez plus avoir d’enfant. Je connais des personnes qui vivent cette réalité », fait savoir Folly Romain. Ayant baptisé sa première pièce solo Koko, Romain Folly veut être la voix des sans-voix. C’est une pièce qui force à la méditation. « Cette création résonne au nom de tous ces enfants qui ne pourront pas naître à cause du Koko », a-t-il indiqué au terme de sa prestation samedi dernier à l’espace Le Centre, lors d’un spectacle de danse et de restitution qui a arboré trois pièces dans une ambiance généralement mélancolique.

Outre la pièce Koko, l’on a également senti de la morosité dans l’air avec le projet Omije exécuté par un trio. Dans cette pièce faite de variétés musicales, l’atypique combinaison de chants, cris perçants et gestuelles évoquent la détresse. Le trio est composé du Nigérian Oyebisi Tosin, guitariste ; du Béninois Romain Folly, vocaliste et percussionniste et de la Française Violaine Lochu, performeuse et vocaliste. Un mélange de culture mais aussi de registres, d’instruments, de styles et de langues qui aura retenu l’attention du public… La troisième pièce présentée est intitulée « Hwendo Tché ». Elle est l’œuvre de Doegamou Atrokpo qui a exhibé son talent sur divers rythmes graduels, avec à la clé, du zinli artistiquement exécuté… Un spectacle qui sonne comme en écho à l’importance de la valorisation de la culture.

Crédit Photo : D.R.

Dr Alain Davo sur l’entretien du foie : Ce qu’il faut éviter !

Manger à satiété et à n’importe quelle heure ou profiter à volonté et de manière récurrente d’alcool et de bières bien frappées, procurent peut-être du plaisir mais n‘augurent de rien de sain pour le foie. Organe vital dont dépend le bon fonctionnement de l’organisme, le foie est aussi un organe sensible qui a besoin d’être ménagé. Dr Alain Davo, médecin généraliste à la polyclinique de l’Amitié, attire l’attention sur quelques pratiques nocives.

« La plupart des aliments, boissons ou médicaments que nous prenons, transitent par le foie. Et si ceux-ci sont toxiques, c’est le foie qui en subit les conséquences. Par exemple, l’alcool pris exagérément et continuellement crée des nuisances au foie. Ainsi, un alcoolique endommage progressivement son foie et est exposé à des hépatites alcooliques. De même, certains aliments en l’occurrence ceux riches en lipides (graisses) ne font pas du bien au foie. Même les médicaments que tout le monde prend comme de petits bonbons pour un rien, peuvent endommager le foie et occasionner des hépatites médicamenteuses. L’hépatite est une inflammation du foie qui peut évoluer vers des formes graves », prévient Dr Alain Davo. Il ajoute que le tube digestif a besoin de soins particuliers et entretenir son foie est tout aussi vital que manger. « Il est important de manger sain parce que les microbes peuvent créer des abcès au niveau du foie. Certains mettent les repas au frigo et sans même les chauffer, les consomment encore. Ce sont des dommages qu’ils créent à petit coup à leur foie. Les repas, c’est mieux de les prendre tiède ! Ainsi ils sont dans de bonnes conditions au niveau du tube digestif et les organes tel le pancréas, l’estomac, le foie pourront facilement secréter les sucs digestifs qui sont des enzymes qui agissent sur les aliments pour favoriser une bonne digestion », explique-t-il. A l’en croire, l’environnement dans lequel se trouve le tube digestif et les glandes, doit être à la même température que le corps humain. « Par conséquent, des aliments trop froids ou trop chauds sont nuisibles pour le foie. Car ils créent un déséquilibre dans cet environnement. Il en résulte plusieurs réactions métaboliques qui peuvent engendrer des inflammations à long terme », relève-t-il.

Le foi est un organe vital qui nécessite des soins particuliers

Ne pas négliger les maladies du foie

A ceux qui font déjà face à des maladies hépatiques ou qui sentent des symptômes de dysfonctionnement du foie, Dr Alain Davo formule les recommandations suivantes : « Il faut prendre des mesures hygiéno-diététiques pour ne pas aggraver le mal. Ces mesures sont entre autres : pratiquer des activités physiques et sportives ; consommer plus souvent les aliments riches en fibres notamment les fruits, les légumes ; diminuer la consommation du sucre… Quand on prend excessivement le sucre, la digestion n’est pas bonne. Le sucre stagne dans la lumière du tube digestif et le foie n’arrive pas à stocker. A la longue, cela occasionne des maladies métaboliques comme le diabète », fait savoir le médecin généraliste. Il poursuit : « Que l’on soit atteint ou non de maladie de foie, il faut également boire assez d’eau par jour. Si la personne n’a pas une maladie pour laquelle son médecin lui a recommandé de limiter la quantité d’eau par jour, il faut boire jusqu’à deux ou trois litres d’eau par jour. C’est très bon pour le tube digestif et pour le foie ». Pour Dr Alain Davo, il n’y a pas de maladies négligeables du foie car il s’agit d’un organe très important et le foie est unique contrairement aux reins. Intervenant dans le transport et le stockage du sang, la formation de la bile et l’épuration du sang, le foie remplit plus de 300 fonctions vitales. « Le foie est un organe du tube digestif qui, comme les reins, est spécialisé dans l’épuration des déchets de l’organisme. Ainsi, tout ce que nous ingurgitons, médicaments ou aliments, transite par le foie qui les épure afin de générer, en symbiose avec d’autres organes, les nutriments dont l’organisme a besoin pour son fonctionnement. Le foie est également impliqué dans le stockage et la fabrication de plusieurs substances utiles pour l’organisme notamment certaines protéines dont l’albumine… Le foie est un organe noble », explique le médecin généraliste. Dr Alain Davo exhorte par ailleurs les populations à de la retenue en toute consommation. « Il ne faut pas exagérer dans tout ce que nous consommons. Il lui faut éviter de consommer à répétition les médicaments (paracétamol, ibuprofène…), quand ce n’est pas prescrit… Nous avons une population qui a du mal à laisser ses habitudes mais comme le dit l’adage : Mieux vaut prévenir que guérir ! Les maladies du foie sont très délicates et la plupart évolue vers des maladies chroniques. Si vous êtes alcoolique, vous finissez par avoir une hépatite alcoolique ou une cirrhose qui vous amène peut-être au cancer du foie et dans notre contexte béninois, il est difficile d’y faire face », fait remarquer le médecin généraliste. Il conseille à toute personne affectée de se faire consulter au plus tôt auprès d’un médecin mais plus précisément d’un spécialiste du foie, l’hépato-gastro-anthérologue.

Relations internationales : « Il faut que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité », dixit Bernard Badie

De plus en plus, l’Afrique est au cœur de la politique étrangère des grandes nations. Sa place devient prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation. Mais pour que l’Afrique s’impose dans le jeu diplomatique, il lui faudra apprendre à faire confiance à ses acteurs locaux, à moins se tourner vers les grandes nations. Un point de vue défendu et illustré par le professeur émérite de Sciences politiques Bertrand Badie.

Loin d’être la partie la moins nantie, la moins apte du monde, l’Afrique tient une place prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation. C’est ce qu’a soutenu et expliqué le professeur Bertrand Badie face à la presse béninoise dans la matinée de ce lundi 21 octobre à l’Institut français de Cotonou. Quand bien même elle est sous-estimée, souvent exploitée bon gré mal gré, l’Afrique pèse inéluctablement dans la balance des relations internationales. Plus qu’hier, l’Afrique dispose d’atouts déterminants, et est devenue incontournable dans la politique étrangère des grandes nations. « Mais l’Afrique sera dans la mondialisation comme un poisson dans l’eau, si elle prend véritablement conscience de ses potentialités et de sa position centrale », a laissé entendre le professeur de Sciences politiques Bertrand Badie. Considérant les trois piliers de la mondialisation que sont : l’Inclusion, la mobilité et surtout l’interdépendance ; le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie affirme que le jeu diplomatique peut basculer à tout moment si l’Afrique prend sa part active. « Quand de plus en plus, le fort dépend du faible, c’est que l’hégémonie n’est plus totale et tout peut arriver », fait-il remarquer.

L’Afrique doit se montrer unie et responsable dans le jeu diplomatique

Mais comment l’Afrique prendrait sa part active dans la mondialisation ? Pour le professeur, il importe de réhabiliter les acteurs locaux. L’Afrique doit faire confiance en ses acteurs et cesser de se tourner vers l’Occident pour relever ses défis. « Il faut absolument rendre le continent aux acteurs locaux… Ce sont eux les plus à même à faire face aux défis de l’Afrique… Ce n’est pas la France qui va régler les problèmes de l’Afrique… », précise Bertrand Badie. La co-gouvernance reste, selon lui, l’autre chantier qui devrait réunir les Etats africains autour d’un idéal. « Que l’Afrique prenne l’initiative de s’organiser, d’organiser une grande convergence des Etats africains où la gouvernance sera globale », suggère-t-il avant de renchérir : « Je pense que c’est possible de réinventer le monde. Et cela sera faisable dès lors que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité ».

Lutte contre la pauvreté : Donner aux familles les moyens d’en finir avec la misère

Ce jeudi 17 octobre, la communauté internationale célèbre la journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté. La pauvreté est un fléau qui mine plusieurs sociétés depuis l’échelle familiale. Mais la pauvreté n’est pas une fatalité. Pour l’édition 2019, l’Onu appelle à tourner les regards vers les enfants, leurs parents et leurs communautés afin de leur donner les moyens de lutter contre la pauvreté.

Anselme Pascal AGUEHOUNDE (A.P.A.)

Dans certaines communautés, la pauvreté a fait son lit au grand désarroi des enfants

« Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté ». C’est autour de ce thème qu’est célébrée aujourd’hui la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Un thème bien évocateur, qui prend en compte le phénomène de la pauvreté déjà à la base. En effet, la famille est la première victime de la pauvreté. Lorsque les familles manquent de l’essentiel pour vivre, vivotent au gré du temps ; ce sont les enfants et à grande échelle leurs communautés puis la société qui en pâtissent. « On ne pourra mettre fin à la pauvreté des enfants sans s’attaquer à la pauvreté des ménages, la première procédant souvent de la seconde. L’accès à des services sociaux de qualité doit être une priorité, alors même qu’aujourd’hui près des deux tiers des enfants n’ont aucune protection sociale », fait remarquer le Secrétaire général de l’Onu António Guterres dans son message afférent à la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté. En effet, les personnes qui vivent dans la pauvreté subissent chaque jour plusieurs injustices notamment l’inégal accès aux soins et à la justice, des conditions périlleuses de vie ou de travail, des conditions insalubres de logement, des carences en aliments nutritifs, une absence de participation politique…

Il va sans dire que la responsabilité des Etats dans la lutte contre la pauvreté est grande. Chaque Etat est appelé à garantir à ses citoyens la protection de leurs droits fondamentaux et l’accès aux services sociaux dans toutes ses dimensions. C’est l’occasion de penser aux populations les plus vulnérables, aux personnes qui sont en dessous du seuil de la pauvreté, aux personnes qui sont plus pauvres que ceux qui se réclament pauvres, aux personnes qui peinent à trouver le pain quotidien, aux enfants qui gisent dans la misère et qui pourtant sont aussi humains que les autres. C’est à leur égard que s’imposent des politiques sociales particulières. C’est pour eux que l’Etat doit faire de la promotion de la prospérité partagée, une priorité.

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