2e édition du Congrès International de la Famille et du Couple: l’Équilibre entre vie familiale et professionnelle préoccupe

En prélude à la deuxième édition du Congrès International de la Famille et du Couple (CIFAC), le Groupe Foyer Sacré a tenu une conférence de presse le lundi 25 novembre 2024 à Cotonou. L’objectif est de mettre en lumière la portée de cet évènement qui vise l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle des familles et des couples.

Une édition consacrée aux questions de l’équilibre entre vie professionnelle et celle familiale

Du 07 au 15 décembre 2024, Cotonou et Porto-Novo abriteront la deuxième édition du Congrès International de la Famille et du Couple (CIFAC). Selon Johanne Fannou, promotrice de l’évènement, cette édition du CIFAC met en lumière les défis et les solutions pour réussir tout en préservant les valeurs familiales et spirituelles.

Il a pour but de réunir des leaders d’opinion, entrepreneurs, jeunes influents et experts en développement personnel du Bénin et d’ailleurs, autour des questions de l’équilibre entre vie professionnelle et celle familiale. Cet évènement s’est fixé trois objectifs dont la promotion des pratiques de leadership familial et professionnel basées sur des valeurs chrétiennes. Il vise également à encourager l’entrepreneuriat féminin et la réussite des jeunes sans compromettre la vie familiale et à offrir des solutions concrètes aux problématiques d’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Des conférences, un webinaire,…, sont autant d’activités qui vont meubler la semaine dédiée aux familles et aux couples.

Estelle VODOUNNOU (Collaboration)

Arts de la marionnette : Le Top du Fitem 2024 donné à l’espace culturel Le Centre

L’espace culturel Le Centre, en partenariat avec l’Association Irikpè Sabouyo, a accueilli, mercredi 30 octobre 2024, le lancement officiel de la quatrième édition du Festival international du Théâtre éducatif par les Marionnettes (Fitem). La cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous annuel a été précédée d’une caravane dans les rues de Lobozounkpa et environs, a été clôturée un spectacle de marionnettes pour le jeune public.

Grande effervescence dans l’après-midi de ce mercredi 30 octobre 2024, dans les rues avoisinant l’espace culturel Le Centre. Et pour cause, une caravane impressionnante pour marquer le démarrage du Festival international du Théâtre éducatif par les Marionnettes (Fitem). En effet, du 29 Octobre au 02 Novembre 2024, les compagnies et troupes de marionnettes du Bénin, de la Côte d’ivoire, de la France et du Togo vont conjuguer leur savoir-faire et combiner leur génie pour faire vivre aux populations, une quatrième édition du Festival international du Théâtre éducatif par les Marionnettes (Fitem) riche en couleurs.

La cérémonie officielle de lancement de ce festival s’est déroulée, hier à l’espace culturel Le Centre. A l’occasion, Fadel Amah, promoteur du Fitem et responsable de l’association Irikpè Sabouyo, a partagé les objectifs et les grandes lignes de ce festival qui contribue à l’éducation de la population en l’occurrence les enfants par les arts de la marionnette. « Le Festival international du Théâtre éducatif par les Marionnettes vise la promotion de la création artistique par la marionnette au service de l’éducation ; le renforcement des capacités artistiques des acteurs culturels en situation de handicap et de vulnérabilité ; la mise en valeur des créations artistiques contemporaines et le brassage interculturel entre artistes ; l’animation et la dynamisation des espaces publics des villes pour démultiplier les occasions de rencontres entre le public et les arts de la marionnette », fait savoir Fadel Amah. Cette quatrième édition du Fitem va se dérouler dans les villes d’Abomey, Abomey-Calavi, Agbanyizoun et Bohicon. Le promoteur exhorte le public à faire le déplacement pour ce rendez-vous distrayant mais aussi éducatif. C’est d’ailleurs cet aspect éducatif qui attise les enfants, que réaffirme Berthold Hinkati, directeur général de l’espace culturel Le Centre. Souhaitant pleine réussite au Fitem 2024, Berthold Hinkati a rappelé, à l’occasion, l’engagement de l’espace à soutenir les activités qui participent de l’éveil des enfants et de leur éducation aux métiers d’art.

La cérémonie de lancement de cette quatrième édition du Festival international du Théâtre éducatif par les Marionnettes a pris fin avec quelques pièces de marionnettes pour égayer les enfants présents.

« Hors les murs » de l’Espace culturel Le Centre : Les écoliers de l’Emp Lobozounkpa au contact des techniques de coloriage

Minutieusement encadrés par l’illustrateur et artiste peintre Tanguy Martial Adjaka, les écoliers de l’Ecole maternelle publique de Lobozounkpa, arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi, ont laissé libre cours à leur créativité à travers un atelier sur les techniques de coloriage. Cette initiative s’inscrivant dans le cadre du programme « Hors les murs », l’Espace culturel Le Centre, a été mise en œuvre les mercredis 16 et 23 octobre 2024.

Reconnaître les couleurs, tenir les crayons et faire des gribouillages, c’est ce qui a occupé les enfants des deux sections des grands de l’Ecole maternelle publique de Lobozounkpa, les mercredis 16 et 23 octobre 2024. Une activité organisée par l’Espace culturel Le Centre, dans le cadre de son programme « Hors les murs », avec le concours de l’illustrateur et artiste peintre Tanguy Martial Adjaka.

« Il s’agit dans un premier temps, de permettre aux enfants d’identifier les couleurs primaires que sont le bleu céans, le jaune primaire et le rouge et de leur apprendre à les utiliser, car c’est autour de ces trois couleurs en art plastique qu’on obtient toutes les couleurs de l’univers. Le deuxième objectif que vise l’activité, c’est d’apprendre à reconnaître les outils de la peinture, les marqueurs », fait savoir l’encadreur, Tanguy Martial Adjaka. A l’en croire, c’est le gribouillage qui permet à l’enfant de pouvoir s’exprimer, développer la sensibilité aux couleurs et l’intelligence émotionnelle. « L’utilisation de ces matériaux permet l’insertion sociale, le partage, le brassage » ajoute Tanguy Martial Adjaka. L’encadreur se dit satisfait de la réaction des enfants au terme de cet atelier.

La directrice de l’Ecole maternelle publique de Lobozounkpa, Gninafon Dévi Carole, confirme que le coloriage permet aux enfants de développer leur sens, leur motricité fine, leur esprit de créativité et facilite l’écriture. Elle remercie l’espace culturel Le Centre et son Directeur Berthold Hinkati pour l’attention portée à son établissement afin d’enseigner les techniques de coloriage aux enfants.  Quenum Nicolas, président de l’Association des parents d’élèves (Ape) corrobore : « C’est avec joie que nous recevons l’espace culturel Le Centre qui, dans ses activités, a choisi s’intéresser à nos enfants en ce qui concerne le coloriage qui fait partie des activités pédagogiques des enfants », a-t-il laissé entendre. L’espace culturel Le Centre est tout aussi satisfait de l’expérience. « Nous sommes au deuxième acte du programme « Hors les murs ». Le premier avait eu lieu le 25 mai 2024 au Ceg Godomey. C’était l’écrivain Mahougnon Kakpo qui était invité. Pour ce deuxième acte, nous avons jugé bon de venir dans l’Ecole maternelle publique de Lobozounkpa afin d’initier les enfants aux techniques de coloriage. Nous faisons beaucoup d’activités et d’événements jeune public et malheureusement tous les enfants n’arrivent pas à venir vers nous à cause parfois de la distance. Nous avons donc décidé d‘aller vers ces publics éloignés » renseigne Berthold Hinkati, directeur général de l’espace culturel Le Centre.

Acte 1 « Hors Les Murs » au Ceg 1 Godomey : Débat littéraire autour de « La Naissance de Fa »

Le Ceg 1 de Godomey a abrité, mercredi 15 mai 2024, le premier acte du programme « Hors les murs » initié par l’Espace culturel Le Centre. Cette première rencontre-discussion, en dehors de l’Espace culturel Le Centre, a porté sur l’œuvre « La Naissance de Fa : l’enfant qui parle dans le ventre de sa mère », en présence de l’auteur, l’écrivain Mahougnon Kakpo.

Le livre « La Naissance de Fa : l’enfant qui parle dans le ventre de sa mère » de Mahougnon Kakpo a été décortiqué, ce mercredi 15 mai au Ceg 1 Godomey, en présence de l’auteur. C’est dans le cadre du programme « Hors les murs » initié par l’Espace culturel Le Centre en initiant, en collaboration avec La Dynamique du livre. L’objectif est de rapprocher les auteurs béninois de leur jeune lectorat, promouvoir la littérature en milieu scolaire et étendre ainsi les activités de l’espace culturel Le Centre au public éloigné.

Lors de ce premier acte, le public a montré de l’engouement autour de l’œuvre « La Naissance de Fa : l’enfant qui parle dans le ventre de sa mère ». C’est un ouvrage au programme dans les classes de 3ème. C’est d’ailleurs pourquoi, les élèves des dix classes de 3ème du Ceg Godomey ont été invités à partager leurs impressions après lecture et leurs interrogations avec l’auteur. Pour la directrice du Ceg1 Godomey, Emma-Alice Laourou, l’intérêt de la manifestation est didactique et d’une grande portée par-delà les obédiences, puisqu’il s’agit d’un sujet qui concerne les valeurs spirituelles, notre africanité, notre identité : le Fa, science divinatoire, science du développement personnel. Le Fa, aux dires de Mahougnon Kakpo, est un domaine vaste de riches connaissances. Il intervient dans les domaines de la littérature, les techniques narratives, les mathématiques d’un niveau très élevé, la philosophie, le développement personnel, la cuisine, la botanique, la médecine, la connaissance de l’univers, le respect des principes de la vie, etc. Pour lui, la divination n’est qu’une infirme partie des potentialités du Fa.

Le programme « Hors les murs » est en outre un programme dédié aux pratiques artistiques en général. « Nous aurons des hors les murs dans d’autres champs artistiques au cours des mois à venir. Vous n’êtes pas sans savoir qu’on a plusieurs programmes, plusieurs activités et événements qui se déroulent au sein de l’espace culturel Le Centre et nous avons constaté que nos publics éloignés n’arrivent pas toujours à fréquenter notre espace pour suivre ces différents programmes, raison pour laquelle nous avons décidé de nous déplacer et d’aller vers ces publics éloignés », va préciser Berthold Hinkati, directeur général de l’Espace culturel Le Centre.

Rencontre-discussion avec Gratien Zossou : Un génie et une source d’inspiration

Acteur, comédien, poète, écrivain et artiste peintre, Gratien Zossou est un homme singulier, un vivier de talents dont les œuvres impressionnent. Au fil des ans, il a conservé son émulation pour l’art et demeure un modèle pour les jeunes artistes. C’est ce personnage exceptionnel que l’espace culturel et artistique Le Centre a mis sous le feu des projecteurs, mercredi 15 novembre dernier, lors d’une rencontre-discussion dans le cadre de son programme « Artiste en présence ».

Gratien Zossou, acteur, écrivain et artiste peintre

« Artiste en présence » a ramené au-devant de la scène pour une rencontre-discussion, mercredi 15 novembre dernier, un artiste de choix, un talent inépuisable, Gratien Zossou, acteur, écrivain et artiste peintre.

Né en 1948 dans le département de l’Ouémé, Gratien Zossou vit et travaille au Bénin. Passionné et amoureux du verbe, il a marqué les esprits par son talent d’orateur et de poète, avant de se lancer dans l’art contemporain. En juin 2023, il a participé à l’exposition « Le Bénin en Majesté » à Nantes en France, aux côtés de grands noms de la scène artistique… Acteur, il s’est illustré dans plusieurs réalisations parmi lesquelles « Sous le signe du vaudou » (1974), « Ironu » (1985) & « Injustice » (2022). L’homme ne se présente plus.

À la rencontre-discussion du mercredi 15 novembre dernier, l’artiste a partagé avec le public et les jeunes artistes en l’occurrence, son riche parcours et ses expériences, sa source de motivation et sa vision de l’art. « Se retrouver dans le cinéma, dans la poésie, dans les arts plastiques, on n’en décide pas ! Ce sont les autres que vous intéressez, c’est eux qui vous poussent à faire ce que vous faites et vous vous découvrez à travers ce qu’ils veulent découvrir de vous », fait savoir l’homme polyvalent, l’artiste singulier et l’homme de foi. « Je crois en Dieu, je crois en la providence divine et je crois jouir de la grâce de Dieu… », confie-t-il d’ailleurs.

Dominique Zinkpè, artiste plasticien, qui connait l’homme depuis une trentaine d’années, ne manque pas d’éloges sur son parcours. « Gratien est un artiste singulier. Je l’ai connu à mes débuts. Et je le connais encore aujourd’hui, grandissant, il n’a pas faibli », témoigne-t-il. Pour Dominique Zinkpè, Gratien Zossou symbolise bien l’histoire de l’art du Bénin. « Il a connu les trois générations d’artistes contemporains du Bénin… Et surtout ce qui m’a sidéré, beaucoup d’artistes sont rangés au placard. Ce n’est pas son cas ! Gratien Zossou que j’ai connu il y a plus de trente ans ; aujourd’hui encore, vit, travaille, étonne et sublime l’art contemporain béninois. C’est l’un des rares artistes qui a duré dans le temps et il connait sa route… Je crois que ce monsieur mérite d’être dans des musées ».

Sur la bonne voie

Malgré un parcours digne de tous éloges, le colosse entend continuer à se nourrir de l’art et à nourrir les générations futures : « J’espère inspirer d’autres artistes, m’inspirer aussi de l’authenticité de mon pays, et faire la fierté de mon pays », exprime Gratien Zossou. Il encourage les plus jeunes à rester résilients et persévérants. « Je demande aux jeunes de ne jamais se décourager dans le domaine des arts, dans le choix d’être artiste. Etre artiste, c’est avoir foi en ce que l’on fait soi-même ; c’est avoir foi dans les valeurs de son pays et chercher à incarner ces valeurs, et travailler beaucoup ». Il reste optimiste quant à l’essor des arts au Bénin. Pour lui, l’horizon s’éclaire d’un nouveau dynamisme qui présage de lendemains meilleurs. « Ça promet dans beaucoup de domaines, de la création, de l’art, du développement. Je ne suis pas politique mais même les hommes politiques s’améliorent », reconnait Gratien Zossou. Il encourage ainsi le chef de l’Etat à poursuivre sa dynamique de révélation du Bénin à travers l’art et les richesses culturelles endogènes, puis appelle les artistes à y croire, à croire en la culture béninoise.

Article publié dans La Nation

Nuit des contes à Le Centre : Le public s’enivre à la source de la tradition

« Conte ! Raconte ! Mon conte va, vole et tombe sur… ». Dans la soirée du lundi 14 août dernier à l’espace culturel Le Centre sis à Lobozounkpa, le public a vécu avec ferveur la dix-septième édition de la Nuit des contes. Un moment fabuleux, autour d’histoires allégoriques et instructives.

Charelle Honvo, comédienne et conteuse professionnelle

« Mion ! », clame le conteur ; et tous répondent harmonieusement : « Zô ! » … C’est dans une ambiance participative que le public, ivre de contes, a vécu la Nuit des contes à l’espace culturel et artistique Le Centre. Au programme, une série de contes en live, brillamment récités par des conteurs professionnels ; ensuite des conteurs amateurs dénichés dans le public ; puis la nouveauté : la lecture sur support imprimé de quelques contes, par des volontaires n’ayant auparavant aucune connaissance de ce patrimoine culturel immatériel incommensurable. De quoi rendre la soirée amusante mais aussi instructive et pédagogique, dans une ambiance conviviale, avec des conteurs aux histoires invraisemblables. Et pour preuve…

Une histoire de seins démontables ! Voilà qui est bien imaginaire ! Et pourtant, de ce récit digne des aventures d’Alice au pays des merveilles, ressort une leçon de vie ! Promise à un fiancé qu’elle a juré ne pas vouloir regarder ; la jolie cendrillon, dans la recherche de ses seins égarés, finit par se retrouver en face du fiancé arrangé mais indésiré, dont il tomba amoureuse. Leçon à en tirer : « Ne jamais dire jamais ! Et puis, les contraintes auxquelles les parents nous soumettent, ne sont pas forcément pour nous faire du mal. Cela peut concourir à notre bien », déduit Charelle Honvo, comédienne et conteuse professionnelle. Mais attention, Charelle invite à ne pas voir dans ce conte, une ode aux mariages arrangés et souvent forcés ! Ces temps sont révolus !

Souleymane Laly, conteur professionnel

Un autre récit rocambolesque : il est narré par Souleymane Laly, conteur professionnel. C’est l’histoire de de trois sœurs qui sont allées à la rencontre du génie du fleuve qui a accepté de faire suite à leur vœu le plus cher : celui de trouver une âme-sœur. Le génie leur a donné une statuette à mettre dans le feu, à en ressortir dès qu’elle sera brûlée, avant de souffler là-dessus. La benjamine a été ponctuelle et assidue, elle a introduit la statuette dans le feu et attendu le temps qu’il fallait pour l’en retirer avant de souffler sur l’objet. Cela a donné un homme blanc.  La cadette n’a pas attendu, elle était pressée et l’objet a à peine brûlé. Cela a donné un homme jaune. Mais la sœur aînée s’est endormie, elle n’a pas vu le temps passer. A son réveil, la statuette était calcinée. Quand elle a soufflé là-dessus, cela a donné un homme noir. « C’est ce qui explique le retard de la race noire. Nous les Noirs, nous avons un problème : nous ne courrons pas après le temps mais c’est le temps qui court après nous. Il faut que nous prenions conscience de ce que nous sommes en retard. L’Afrique va se développer si nous nous boostons », conclut le conteur professionnel dont l’histoire irréaliste aboutit à une évidence et à une recommandation contemporaine. C’est d’ailleurs en cela que les contes constituent une école. « Les contes, ce sont des histoires imaginaires assorties de leçons de vie. En organisant la Nuit des contes, l’association Mémoires d’Afrique Bénin veut nous faire boire à la vieille école, cette école pleine de sagesse, à laquelle nos parents et arrières parents ont été », explique Joseph Ahouandjinou, ambassadeur de Mémoires d’Afrique Bénin près la commune d’Abomey-Calavi. Il en profite pour saluer l’accompagnement de l’espace culturel Le Centre qui a soutenu, de façon spontanée, cet événement.

Essonoussè Kpohento, conteur professionnel

« Ce que vous donnez à la vie, la vie vous le retourne ! »

Captivant par son allure, sa démarche sereine et sa percussion Légère qui ne tient qu’à une baguette, le conteur Essonoussè Kpohento, à travers deux contes, a attiré l’attention du public sur les manifestations malsaines de la jalousie et ses conséquences dans les relations humaines. Le premier conte relate l’histoire d’un homme bon et généreux, aimé de tous, mais jalousé par le roi de la contrée. Celui-ci a fini par dépouiller l’homme bon de tous ses biens, le réduisant à la mendicité et à l’errement. Mais, ironie du sort ou justice divine, c’est cet homme crasseux qui finit par répondre aux trois énigmes auxquels le roi, père de trois filles, a soumis tout le village afin de détecter celui à qui il accorderait les mains de ses filles et qui serait l’héritier du trône. L’impitoyable roi n’ayant pas eu de fils. Ainsi, le bonhomme abusé devint le gendre de son persécuteur qui, ne supportant pas les coups du destin, mourut, laissant son trône à celui qu’il a toujours détesté. « La morale c’est ceci : qui que nous soyons dans ce monde, que nous soyons pauvres ou riches, puissants ou faibles, ne méprisons personne et donnons de l’amour autour de nous. Car ce que vous donnez à la vie, la vie vous le retourne ! », conclut le conteur à la baguette sonnante…

A la suite des conteurs professionnels, des volontaires n’ont pas résisté à l’envie de s’essayer. Une expérience qui a révélé des talents en herbe ! Les contes retrouvent leurs lettres de noblesse.

Réuni autour de conteurs professionnels, amateurs et essayistes, le public a bu à la sagesse des contes et légendes d’Afrique

Publié dans La Nation

Nouvel accrochage du Petit Musée de la Récade : L’histoire du Danxomè revisitée

(Avec un narratif plus authentique)

Le Petit Musée de la Récade sis à l’espace culturel et artistique Le Centre a révélé au public son nouveau visage, samedi 24 juin dernier. Fruit de trois années de maturation, le nouvel accrochage propose une narration originale de l’histoire du royaume du Danxomè. L’inauguration a eu lieu au cours d’une soirée-événement ponctuée de plusieurs tableaux artistiques.

Le nouvel accrochage du Petit Musée de la Récade plonge le visiteur dans l’histoire du royaume de Danxomè en le rapprochant le mieux possible de la réalité

Des cadences énergiques et bien achalandées, des rythmes en crescendo, des pas de danse vivaces et souples, de la présence dans l’expression musicale…, le spectacle du groupe de danse patrimoniale et de percussion Pepit’Arts du Centre des Arts et Métiers de Médédjonou a merveilleusement planté le décor de la soirée d’inauguration du nouvel accrochage du Petit Musée de la Récade. Une soirée riche en couleurs artistiques.

Le public a suivi avec émerveillement la prestation du groupe de danse patrimoniale et de percussion Pepit’Arts du Centre des Arts et Métiers de Médédjonou

Sis à l’espace culturel Le Centre, le Petit Musée de la Récade, totalement relooké et restructuré, plonge le visiteur dans l’histoire du royaume de Danxomè en le rapprochant le mieux possible de la réalité, avec la traduction des cartels en langue Fon, la contextualisation des œuvres, l’explication des sentences, la disposition des Récades dans le musée, l’histoire de la Reine Tassi Hangbé, l’origine des familles d’artisans de la Cour dans le royaume du Danxomè ainsi que la syntaxe et la phonétique de la langue… Ces thématiques ont été harmonieusement introduites grâce aux travaux de l’artiste plasticien Jacques Malgorn ; de l’enseignante et chercheure de Histoire de l’art Valentine Plisnier ; de l’historienne et muséologue Gaëlle Beaujean ; du spécialiste de l’art vodoun Gabin Djimassè et du professeur de linguistique générale et africaine Bienvenu Akoha. « Au cours de ces trois dernières années, nous avons travaillé à redynamiser notre musée dans le but non seulement de drainer plus de visiteurs mais également dans celui de veiller à mieux conserver, documenter et présenter le patrimoine culturel matériel et immatériel du royaume du Danxomè au prisme des récades et autres objets royaux qui cohabitent au Petit Musée de la Récade », avait déclaré la directrice de l’espace Le Centre, lors de la conférence de presse en prélude à la révélation du nouveau visage du Petit Musée de la Récade. En effet, suite au dernier accrochage présenté en mars 2020, plusieurs résidences se sont enchainées avec des personnes ressources et spécialistes de l’histoire du Danxomè en vue de nourrir et de développer les dimensions historiques et scientifiques de la collection du Petit Musée de la Récade. Tel que réalisé, le nouvel accrochage permettra aux visiteurs de toutes catégories, d’avoir une compréhension transversale du royaume de Danxomè et des récades.

Jean-Michel Abimbola, ministre de la Culture, suivant avec attention le descriptif des innovations apportées au Petit Musée de la Récade

Il n’y pas eu que le Petit Musée de la Récade qui a montré son nouveau visage samedi dernier. A l’occasion, le nouveau design de la bibliothèque de l’espace a également été présenté. C’est une bibliothèque entièrement informatisée. Lors de la soirée d’inauguration du nouvel accrochage du Petit musée de la Récade, le public a par ailleurs admiré l’exposition collective intitulée « Le royaume du Danxomè au féminin ». Cette collection d’œuvres d’art met en exergue les créations de jeunes designers, graphistes et illustrateurs autour de la thématique. Ces jeunes créateurs ont exploré la place des femmes dans l’ancien royaume du Danxomè.

A la même occasion, la bibliothèque de l’espace culturel et artistique Le Centre a rouvert ses portes avec un nouveau design et un sytème informatisé

In La Nation du 29 juin 2023 par Anselme Pascal AGUEHOUNDE

Le Petit Musée de la Récade : Le nouvel accrochage révélé dès ce samedi

Après trois années de maturation, le Petit Musée de la Récade sis à l’espace culturel et artistique Le Centre, va montrer un nouveau visage. Le nouvel accrochage propose une narration originale de l’histoire du royaume du Danxomè. L’inauguration aura lieu ce samedi 24 juin au cours d’une soirée-événement artistiquement ponctuée.

Marion Hamard, directrice de l’espace Le Centre (à gauche) annonce les couleurs du nouveau visage du Petit Musée de la Récade

Spectacle de Pepit’Arts, groupe de danse patrimonial, de percussion et performance du Centre des Arts et Métiers de Médédjonou ; vernissage d’une exposition collective intitulée « Le royaume du Danxomè au féminin » à travers le regard de jeunes graphistes et designers ; réouverture de la bibliothèque dans une approche améliorée… ; la soirée d’inauguration du nouvel accrochage du Petit Musée de la Récade s’annonce riche en couleurs. A en croire, Marion Hamard, directrice de l’espace culturel Le Centre, le nouvel accrochage propose une narration originale de l’histoire du royaume du Danxomè. Il permettra aux visiteurs de toutes catégories, d’avoir une compréhension transversale du royaume de Danxomè, des récades…

« Au cours de ces trois dernières années, nous avons travaillé à redynamiser notre musée dans le but non seulement de drainer plus de visiteurs mais également dans celui de veiller à mieux conserver, documenter et présenter le patrimoine culturel matériel et immatériel du royaume du Danxomè au prisme des récades et autres objets royaux qui cohabitent au Petit Musée de la Récade », fait savoir la directrice de l’espace Le Centre. Suite au dernier accrochage tenu en mars 2020, plusieurs résidences se sont enchainées avec des personnes ressources et spécialistes de l’histoire du Danxomè en vue de nourrir et de développer les dimensions historiques et scientifiques de la collection du Petit Musée de la Récade. « La traduction de nos cartels en langue Fon, la contextualisation des œuvres, l’explication des sentences, la disposition des Récades dans le musée, l’histoire de la Reine Tassi Hangbé, l’origine des familles d’artisans de la Cour dans le royaume du Danxomè ainsi que la syntaxe et la phonétique de la langue Fon, sont les thématiques qui étaient au cœur des échanges avec l’artiste plasticien Jacques Malgorn ; l’enseignante et chercheure de Histoire de l’art Valentine Plisnier; l’historienne et muséologue Gaëlle Beaujean ; le spécialiste de l’art vodoun Gabin Djimassè et le professeur de linguistique générale et africaine Bienvenu Akoha… », précise Marion Hamard.

Mora Gaba, chargé de communication de l’espace Le Centre, indique que la soirée d’inauguration du nouvel accrochage qui a lieu demain, donne également l’occasion de découvrir le nouveau design ainsi que l’informatisation de la bibliothèque de l’espace. La nouvelle approche permet désormais d’inventorier physiquement tout le potentiel documentaire et de procéder à son traitement électronique. S’agissant de l’exposition contemporaine dont le vernissage se tient dans la même soirée elle met en exergue les créations de jeunes designers, graphistes et illustrateurs autour de la thématique: « Le Royaume du Danxomè au Féminin ». Ces jeunes créateurs ont exploré la place des femmes dans l’ancien royaume du Danxomè.

Source : La Nation

Le Père Irenée Tigo sur la portée de l’Ascension : « Nous sommes appelés à revoir notre rapport avec la création »

L’Eglise catholique romaine célèbre ce jeudi 18 mai la solennité de l’Ascension communément comprise comme étant la montée de Jésus au ciel. Mais au-delà de la montée de Jésus, l’Ascension, pour le père Irenée Tigo, vicaire sur la paroisse Notre Dame de la Route de Bembérèkè, symbolise l’élévation de la création et l’humanité libérées à la Résurrection. Et en célébrant cette solennité, l’homme est, selon lui, appelé à revoir son rapport avec Dieu et ses pairs.

Doit-on comprendre l’Ascension comme la fin de l’existence charnelle du Christ sur terre ?

A l’Ascension, le Christ montre surtout à l’homme sa Fin. L’Ascension est un abime de connaissance. À l’Ascension, l’homme parvient à la pleine Lumière, Il entre dans la Vie, Il atteint le sommet de la Connaissance: Dieu. De l’Incarnation à l’Ascension, Jésus nous donne l’exemple vivant de la destinée de l’homme. La vie de l’homme ne trouve tout son sens que quand il vit pour connaître Dieu et pour entrer dans sa Félicité bienheureuse. Et à l’Ascension,  le Christ achève la description du parcours de l’homme. Toute la vie du Christ est description et révélation de Dieu et de l’homme. Jésus révèle Dieu à l’homme et révèle l’homme à lui-même. Jésus nous donne de connaître Dieu et de connaître qui nous sommes aussi. L’injonction divine et trinitaire :  » Créons l’homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1, 26) à la création trouve sa pleine explication dans l’évènement de l’Ascension. L’Ascension est l’établissement de sa demeure en Dieu. C’est demeurer en Dieu. C’est être en Dieu. C’est à l’Ascension que le Christ nous invitait et veut nous conduire quand il nous demande de demeurer en son amour, d’être en lui comme le sarment à la vigne pour jouir de la vie éternelle. Toute la vie de Jésus, tout ce qu’il a fait et dit était en vue de ce seul évènement : l’Ascension pour être en Dieu. Au fond, toute la vie du Christ est Ascension, c’est à dire présence en Dieu, son Père. Si bien que son Ascension à la fin n’est que la confirmation et la manifestation de ce qu’Il a toujours fait : être en Dieu son Père. Jésus nous montre ce que doit être notre vie : une présence en Dieu, établissement de notre demeure en Dieu. Et être en Dieu ne va pas du tout de soi. Pas du tout alors !

Est-ce-à dire qu’il est difficile d’être en Dieu ?

Il y a eu tout dans la vie du Christ pour l’empêcher d’être en Dieu et pour l’amener à rester à accrocher à la terre. Mais aucune séduction du malin n’a réussi à le détourner de sa mission. Comme Jésus, nous devons nous élever au-dessus de tout ce qui peut empêcher notre humanité de monter et d’être en Dieu. Et voici ce qui peut nous empêcher d’être en Dieu: la tristesse, la jalousie, la sournoiserie, la duperie, l’orgueil, la haine, la rancune etc. Tout cela, Jésus l’a aussi subi sans que cela ne l’empêche d’être en Dieu. Il a été rejeté et poursuivi dès sa naissance, il a été méprisé, trahi et condamné, il est mort et véritablement mort. Mais avant de nourrir, il a gardé son cœur de ce qui peut l’éloigner de Dieu : la haine. C’est Pourquoi il pardonne pour être libre et demeurer en Dieu, son Père. La plus grande victoire de Jésus est la victoire de son amour sur la haine et l’ignorance des hommes par le pardon. Mais revenons-en à l’Ascension qui va plus loin que la montée du Christ !

Que symbolise alors l’Ascension ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué que l’on encense, pendant la messe, à l’offertoire le pain, le vin, le prêtre et tous les fidèles quand le temps et les circonstances le permettent ? Au-delà de toute considération liturgique, ne serait-ce pas parce que tous, nous constituons avec le Christ l’offrande du salut qui monte au ciel vers Dieu, le Père, comme le Christ à l’Ascension ? La Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte constituent trois événements d’un même événement qu’est la Pâques de Jésus Christ. À la résurrection, c’est la victoire du Christ sur la mort et sur tous les symboles de la mort, c’est-à-dire la libération, la restauration de la création et de l’humanité. Après la création du ciel et de la terre, de tout ce qu’ils contiennent, après la création de l’homme et de la femme, le Christ, par sa résurrection oriente la création, l’homme et la femme, le monde visible et invisible vers leur Auteur, vers leur Source vitale : Dieu. Jésus, Dieu sauve libère la création, l’humanité de toutes les pesanteurs afin qu’elles montent en offrande vivante vers Dieu, le Père Créateur. Et après la résurrection, c’est ce que nous célébrons dans le mystère de l’Ascension. À L’Ascension, c’est toute la création libérée à la Résurrection qui monte en offrande d’action de grâce au Créateur. Le Christ monte au ciel auprès de son Père avec son corps, avec notre humanité, avec toute la création désormais glorifiée dans sa mort et sa résurrection. Ce qui est intéressant dans ce mystère que nous célébrons, c’est que le Christ nous donne la confirmation qu’il est le Chemin qui conduit la créature à son Créateur, l’humanité à sa Source vitale. Le Christ nous enseigne notre identité, notre origine. Nous sommes des passagers, des voyageurs sur cette terre, notre patrie, c’est Dieu. Et en Jésus, la terre, le ciel, tous les êtres, toute la création, toute notre humanité sont déjà portée en offrande d’action de grâce à Dieu. En célébrant ce mystère de l’Ascension, nous sommes appelés à revoir notre rapport avec la création, avec nos frères et sœurs en humanité.

Quel lien entre l’Ascension et le rapport de l’homme avec ses semblables et toute la création ?

Dans cette vie, les choses sont à respecter et les personnes sont à aimer. Et c’est parce que Dieu a tant aimé les hommes qu’il a envoyé son Fils unique pour les libérer, pour les sauver. Alors pourquoi aimer mon chien ou mon chat plus que mon frère ou ma sœur ? Est-ce pour mon chien ou mon chat, est-ce pour ma voiture, ma maison et mes biens matériels que le Christ est mort et ressuscité ? Pourquoi l’homme ou la femme que j’aimais est-il ou est-elle devenu (e) l’objet de ma haine, la personne à abattre ? Que s’est-il passé pour que les frères de l’autre culture, de l’autre continent, de l’autre quartier soient désormais considérés comme des ennemis, des personnes à tuer sélectivement ou massivement à travers les terrorismes, les génocides et les meurtres planifiés ? Oui que s’est-il passé ? Que s’est-il au juste passé pour que je ne puisse plus aimer mon ami ? Que s’est-il passé pour que la femme devienne la chose détestable de son mari, et les parents l’objet de mépris de leurs enfants et vice versa ? Oui qu’est-ce qui s’est passé pour j’en veuille à l’autre parce qu’il est chrétien et moi je suis musulman ? Ou parce qu’il du Nord et moi je suis du Sud ? Ou parce qu’il est dans la Mouvance et que moi je suis dans l’opposition ? Ou encore parce qu’il est conservateur et que je suis progressiste ? Oui pourquoi j’en veux à l’autre ? Même si nous avons mille raisons pour détester, nuire et détruire l’autre, nous devons savoir qu’il existe une raison, infime soit-elle, pour l’aimer. Et cette raison, c’est que l’autre aussi fait partie de l’humanité glorifiée avec laquelle le Christ monte au ciel auprès de Dieu, son Père. Le Christ invente constamment notre innocence afin de nous faire grâce, pourquoi ne pas oser à notre tour à la suite du Christ ? Le Christ ne monte pas avec l’humanité d’un groupe social, politique, culturel ou religieux de personnes au ciel, mais bien avec toute l’humanité entière glorifiée dans sa passion-mort et résurrection. Qu’est-ce que je fais de l’homme? Comment est-ce que je conçois l’homme? Comme quelque chose que je peux commander et acheter avec de l’argent ? Comme quelqu’un à sacrifier pour de l’argent ou le pouvoir ? Quelle est la valeur de l’homme pour qui Jésus a versé son sang, dans nos familles? Dans nos communautés religieuses? Dans nos pays ? Quand on cherche à manipuler l’homme, à le priver de sa liberté et de sa dignité? Aujourd’hui si tu entends parler de l’Ascension du Christ ou si toi-même tu parles de l’Ascension, sache que tu dois aimer ton frère et ta sœur en humanité comme toi-même car ils sont aussi, tout comme toi, l’offrande de gloire que le Christ présente à Dieu, son Père. Oui sache que tu es appelé à devenir celui qui libère de la servitude, celui qui fait monter, celui qui fait grandir ou croître l’humanité.

Il n’est jamais superflu de rappeler la différence entre l’Ascension de Jésus et l’Assomption de la Vierge Marie ?

Le mot « Ascension » vient du mot latin « ascensio », qui signifie « monter vers » et désigne l’élévation ou la montée du Christ au ciel. « Jésus-Christ, Tête de l’Eglise, nous précède dans le Royaume glorieux du Père pour que nous, membres de son corps, vivions dans l’espérance d’être un jour éternellement avec Lui », Voilà ce qu’apprend le Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC N°666). La fête de l’Ascension est traditionnellement célébrée 40 jours après le dimanche de Pâques. Et puisque Pâques a toujours lieu un dimanche, l’Ascension tombe toujours sur un jeudi. Dans l’Ascension, c’est le Christ ressuscité lui-même qui s’élève avec son corps glorifié dans le sein de gloire de son Père. Par contre à l’Assomption, c’est Dieu le Père qui honore le corps qui a donné corps à son Verbe éternel, Jésus-Christ en l’élevant dans sa gloire. C’est un privilège et une anticipation de ce que Dieu veut pour tout homme.

In La Nation du 17 mai 2023

« La canne du roi » : Un film béninois qui allie culture et modernité

A la mort du roi de Danxomè, sa puissante récade est l’objet des convoitises de son frère Zowadan. Ce fratricide est prêt à en découdre avec tous les héritiers de la couronne pour s’arroger le trône ! Mais c’est sans compter sur la détermination de la princesse Tassi… Sorti en mai 2021, « La canne du roi », est un film du réalisateur béninois Reilinght Tchobo. Une œuvre de fiction projetée, vendredi 5 mai dernier, à l’occasion de la célébration des deux ans du programme Wà Cinéma, exclusivement dédié aux films africains.

« La canne du roi » a suscité l’admiration des cinéphiles réunis à l’espace culturel Le Centre

97 minutes d’intrigues, d’actions, de guerres de trône ! L’on croirait suivre Game of thrones. Et pourtant, c’est « La canne du roi », un film béninois qui a captivé l’attention des cinéphiles et suscité leur admiration dans la soirée du vendredi 5 mai dernier à l’espace culturel Le Centre.

Ecrit et réalisé par Reilinght Tchobo, réalisateur béninois, « La canne du roi » a été co-produit avec l’Organisation non gouvernementale Heater et est sorti en mai 2021. Ce film de super-héros a été tourné dans plusieurs localités du Bénin notamment à Womey, Abomey-Calavi Danxècomin, Akpakpa, Bohicon, Cana et Abomey. L’œuvre a reçu plusieurs distinctions nationales et internationales dont le Grand prix du cinéma Off au 75è Festival de Cannes en 2022.

«« La canne du roi » raconte les luttes pour le pouvoir dans l’ancien royaume du Danxomè tout en mettant un accent particulier sur la récade, symbole de pouvoir. C’est un voyage dans le temps qui valorise le patrimoine culturel béninois et rend hommage aux amazones », relève Salinas Hinkati, chargé du programme Wà Cinéma. En effet, deux jeunes débrouillards, Ola et Tagla, retrouvent la récade du Roi requin. Cet artefact ancien très puissant, appartenait au précédent souverain du Danxomè qui a été trahi et assassiné par son demi-frère Zowadan. Celui-ci convoite le trône et les pouvoirs de la récade et est prêt à en découdre avec les deux héritiers de la couronne. Il parvient d’abord à faire assassiner l’héritier le prince Loko mais va se heurter à la résistance de la princesse Tassi, aidée par une magicienne du royaume et les deux jeunes qui ont retrouvé la précieuse récade qui avait disparu à la mort du Roi requin. Grâce à la puissance de cette récade, la princesse Tassi vient à bout de ses ennemis et ramène la paix au Royaume de Danxomè. La trame du film est intéressante et offre à avoir des scènes palpitantes. « C’est un film qui allie culture et modernité. Tout en promouvant la culture béninoise, nous avons donné un grain de modernité à cette réalisation », explique le réalisateur Reilinght Tchobo.

C’est ce long-métrage que le programme Wà Cinéma a décidé de projeter aux cinéphiles à  l’occasion de son deuxième anniversaire, avec l’accompagnement de Fairyland, une plateforme de divertissement, de distributions et de promotion de films africains à travers le monde. Un choix judicieux au regard de la foule que cette soirée cinéma a mobilisé et du grand intérêt porté à cette réalisation made in Benin. C’est aussi le point de départ d’une nouvelle collaboration entre le réalisateur béninois Reilinght Tchobo et le programme Wà-Cinéma qui, outre l’Institut français, signe ainsi son deuxième partenariat. A noter que la récade au centre des intrigues du film, fait partie de la collection du Petit Musée de la Récade de l’espace Le Centre.

In La Nation du 11.05.2023

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